Posts Tagged ‘Virus’

Je ne facebooque plus et vous ?

14 mai 2009

Ceux qui me connaissent personnellement auront pu le constater, je ne suis plus du tout actif sur le « méga génial ultra moderne réseau social » Facebook. Mais pourquoi ? Manque de temps ? d’envie ? Non rien de tout cela… Depuis mon inscription, je n’avais pas été des plus actifs (pas publication de photo et très peu d’information me concernant). Chose dont je me suis félicité à la lecture des conditions d’utilisation du site.

Les conditions d’utilisation ?

Les conditions d’utilisation (appelé « Déclaration des droits et responsabilités » sur Facebook) sont un contrat entre les utilisateurs et le site (une sorte de CLUF). L’utilisation du site ou l’accès à celui-ci indique l’acceptation de ce contrat. Le contenu de ce contrat varie d’un site à l’autre. Mais intéressons-nous de plus près au contenu du contrat de Facebook…

Votre vie, leur propriété…

Commençons la lecture du contrat…

Le respect de votre vie privée nous tient à cœur…

C’est plutôt, un bon point ça ! Continuons…

Pour le contenu protégé par les droits de propriété intellectuelle, comme les photos ou vidéos (« propriété intellectuelle »), vous nous donnez spécifiquement la permission suivante, conformément à vos paramètres de confidentialité et paramètres d’applications : vous nous accordez une licence non-exclusive, transférable, sous-licenciable, sans redevance et mondiale pour l’utilisation des contenus de propriété intellectuelle que vous publiez sur Facebook ou en relation à Facebook (« licence de propriété intellectuelle »). Cette licence de propriété intellectuelle se termine lorsque vous supprimez vos contenus de propriété intellectuelle ou votre compte (sauf si votre compte est partagé avec d’autres personnes qui ne l’ont pas supprimé).

Hein, minute… On cède donc l’ensemble de ses droits lors qu’on publie une photo ou une vidéo sur Facebook. Vous ne vous êtes jamais demandé comment Facebook fonctionne financièrement. Les publicités ne fleurissent pas sur ses pages comme c’est le cas sur une bonne partie des sites web. L’argent vient donc d’ailleurs… Effectivement, elle vient de nos photos et vidéos (et aussi des informations nous concernant qu’ils doivent vendre à très bon prix à des régies publicitaires ou des entreprises de marketing). Ils peuvent récupérer la photo de votre dernier né pour la vendre aux publicitaires d’une marque de couches. Il peuvent aussi revendre les photos que vous avez réalisées au cours de vos voyages au bout du monde à une agence de voyage ou que sais-je encore… Cela fait partie des clauses que vous avez lues et acceptées.

« Je n’ai qu’à supprimer mes photos et vidéos pour être tranquille alors… » Lorsque vous supprimez votre contenu de propriété intellectuelle, ce contenu est supprimé d’une manière similaire au vidage de corbeille sur un ordinateur. Cependant, vous comprenez que les contenus supprimés peuvent persister dans des copies de sauvegarde pendant un certain temps (mais qu’ils ne sont pas disponibles).

C’est quoi un certain laps de temps ? Une semaine ? Un mois ? Un an ? Une éternité ?? Donc on peut rien effacer définitivement ? Elles leur servent à quoi ces sauvegardes ? Autant de questions auquel on aimerait avoir des réponses concrètes. En l’état, nous ne savons pas la teneur de ces sauvegardes et l’utilisation pouvant être faite de celle-ci. Et en cas de suppression définitive du compte, qu’advient-t-il de ces sauvegardes ?

Facebook donne le sentiment que nos vies ne nous appartiennent plus. Nous ne maitrisons plus rien. Nous ne sommes plus que des produits qu’ils peuvent vendre aux mieux offrants.

De plus :

Le 4 février 2009 dernier, Facebook modifia les conditions d’utilisation de ses services. Des modifications essentielles puissent qu’elles leur octroyaient alors des droits intemporels sur le contenu publié par les utilisateurs. Deux semaines plus tard et la grogne grandissant au sein des utilisateurs, ils firent finalement marche arrière… pour le moment.

Facebook et la sécurité

Continuons notre lecture…

Nous faisons tout notre possible pour faire de Facebook un service sûr, mais ne pouvons pas garantir la sécurité absolue.

On peut donc traduire cela en : « Nous ne sommes pas responsables des pertes de données, vols de données ou autres dommages éventuels. Vous utilisez Facebook à vos risques et périls. »

Pour ce faire, nous avons besoin de votre aide, ce qui inclut les obligations suivantes : […] Vous ne téléchargerez pas de virus ou autres codes malveillants.

A noter que l’utilisateur lambda télécharge rarement (on pourrait presque dire jamais) volontairement des virus et des codes malveillants. La discrétion est même un des fondamentaux pour assurer leurPour ceux qui l’ignorent, il existe des virus spécifiques à Facebook (Koobface et ses cousins…).

Mais les virus ne sont pas la seule menace qui pèse sur votre profil numérique. Il y a les faux profils de Facebook (des personnes se font passées pour vos amis afin de connaitre le contenu de votre profil ou pire diffuser leurs dernières créations virales), les fausses applications comme la célèbre « The Error Check System » (un véritable problème en soi) et même les faux Facebook (des fausses pages de connexions qui ressemblent à s’y méprendre à la véritable page de connexion de Facebook, avec pour but de récupérer les identifiants et les mots de passe des utilisateurs qui se connectent via ces pages).

Les (fausses) applications de Facebook

La richesse des applications (pour la plupart divertissantes) complémentaires à Facebook participe pour beaucoup au succès de Facebook. Mais cette richesse est aussi une de ses plus grande faiblesse sécuritaire. Ces applications ne font pas partie intégrante de Facebook. Elles ne sont d’ailleurs pour la plupart pas développées par les programmeurs de Facebook mais par de tierces personnes. Ces personnes sont en charge de l’application et elles sont seules responsables de celle-ci. Elles doivent juste se conformer à certaines règles établies par Facebook, notamment permettre à Facebook d’avoir un droit de regard sur l’application.

« Tout va bien alors… Facebook contrôle tout… »

Bien sûr chez Facebook, ils carburent tous à l’essence divine pour être omniscient… Non sérieusement, la vérification de l’ensemble des applications est une tâche impossible à réaliser tant la croissance de celles-ci est impressionnante. De nouvelles applications apparaissent quasiment tout les jours. Les développeurs de Facebook ne peuvent donc que vérifier de manière ponctuelle les applications.

Profitant de cela, certaines applications sont développées avec un mépris total des principes édités par Facebook et la seule mission de recueillir le maximum d’informations sur leurs victimes par l’intermédiaire de leurs profils. Parmi les plus célèbres « fausses » applications, on peut citer : The Error Check System.

Pour que les utilisateurs de Facebook autorisent l’application, celle-ci les prévient qu’un problème sur le profil empêche les autres personnes de votre celui-ci correctement (ce qui est évidemment faux). L’application se propose alors de corriger cette erreur. En autorisant celle-ci, l’internaute installe l’application qui va uniquement collecter des informations personnelles sur la victime.

En conclusion…

C’est donc dans un souci de liberté, de sécurité et parce que Facebook et ses compléments manquent de transparence sur bien des points que je ne facebooque plus. Et vous ? Soyez vigilant lorsque vous vous inscrivez sur un site et encore plus lorsqu’il s’agit de réseaux sociaux (Facebook, Myspace, Twitter, LinkedIn, Ulike, Copains d’avant, etc.).

Pensez à lire les conditions d’utilisation et réfléchissez bien aux données que vous offrez aux sites.

A voir aussi : http://www.facebook-danger.fr/

Publicités

01. Ach’P est malade

27 avril 2009

L’histoire commence l’an dernier lors d’un week-end d’Automne. Les arbres perdaient leurs robes sous le froid grandissant. Un temps à tomber malade, ce que Ach’P, l’ordinateur portable de mon amour, ne manqua pas de faire. Assailli par les microbes (spywares, troyans…), le système (Windows XP familial) tentait tant bien que mal de survivre. Et mon ange inquiéte par la fatigue grandissante d’Ach’P me demanda mon aide. Je n’aurai guère pu la lui refuser.

Après une analyse poussée de l’état de santé d’Ach’P, mon pronostic était des plus réservés. Malgré des soins thérapeutiques (suppression des spywares, troyens… installation d’un anti-virus) et une mise à jour globale (installation du Service Pack 3…), la santé d’Ach’P était encore fragile. Et après une semaine d’utilisation, ma chérie m’informa qu’Ach’P donnait de nouveau des signes de faiblesses.

Selon moi, le seul traitement capable résoudre le problème de façon définitive était un formatage et une réinstallation complète du système après la réalisation d’une sauvegarde des documents de ma chérie évidemment.

Le choix d’appliquer ou non cette solution incombait à mon amour. Et lui laissant le temps de la réflexion, je réfléchissais de mon coté sur le déroulement de la procédure afin de ne rien omettre (j’ai moi-même perdu bêtement des données suite à un formatage, une leçon que j’ai retenu).

Toutefois à la question « As-tu le cd d’installation de ton OS (Operating System = Système d’Exploitation) ? », ma chérie me signala que non. Windows XP était préinstallé et elle ne disposait d’aucun cd pour le réinstaller.

A ce stade en cas de formatage, trois choix s’offraient alors à moi :

  1. Installer sur son poste Windows XP familial à partir d’un de mes cd personnels, tout en utilisant sa clef de license (en étant pas sûr de la légalité vis à vis du CLUF de cette méthode).
  2. Installer une version pirate de Windows (dites « unattended » – sans espions). Outre le fait que ceci est illégale, cette solution pose d’autres problèmes notamment vis à vis de la sécurité (risque de rootkit et autres bestioles cachées…).
  3. Installer une distribution Linux libre et gratuite… Ubuntu.

Durant à ma période de formation en informatique, j’avais testé brièvement la distribution Red Hat Linux (ancêtre de Fedora). Une initiation qui avait éveillé ma curiosité. Un nouveau monde à explorer s’offrait à moi. Sur les conseils de mon formateur, mon attention s’était porté alors sur une distribution prometteuse à la communauté des plus actives à savoir: Ubuntu. Malheureusement, ne disposant pas d’accès Internet à mon domicile, la découverte s’arrêta là. Mais intéressé, je surveillais de mon poste d’observation depuis l’évolution de cette distribution (versions 6.06 à 8.04).

Mais pour choisir parmi ces possibilités, il me fallait avant tout prendre en compte les besoins de ma chérie en matière d’informatique. Ainsi Ach’P devaient pouvoir :

  • Naviguer sur le net (pour mettre à jour le blog de ma chérie)
  • Consulter et envoyer des courriels (client de messagerie)
  • Ecrire des courriers (traitement de textes)
  • Faire les comptes (tableur)
  • Coudre (Conception Assistée par Ordinateur)

Chouette, voilà qui est des plus classiques… J’allais pouvoir lui proposer d’installer les pingouins et de dire adieu à la corporation Microsoft… Euh, une seconde… La Couture Assistée par Ordinateur ça marche avec Ubuntu ?