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Le paradoxe temporel selon Microsoft

23 novembre 2010

Il y a quelques jours, l’univers vidéo-ludique a été marqué par la sortie d’un accessoire novateur : le Kinect (A ne pas confondre avec Skynet – l’intelligence artificielle responsable de la destruction de l’humanité dans l’univers « Terminator« ). Kinect est une sorte de caméra intelligente, capable de capturer les mouvements du joueur pour les restituer dans le jeu. A travers cet outil ludique, Microsoft espère bien récupérer la part de marché « famille » que la firme avait quelque peu délaissée (n’en déplaise au moustachu à salopette rouge).

Pour cela, Microsoft a fait les choses en grand : sortie du Kinect juste avant les fêtes de fin d’année, publicité à l’échelle mondiale, refonte de l’interface de la Xbox 360 et aussi un pack d’abonnement Xbox LIVE spécial Famille. Le Pack Xbox LIVE Famille Gold vous offre quatre abonnements Gold de 12 mois pour un prix inférieur à deux abonnements. Outre l’avantage financier, l’abonnement propose des fonctionnalités supplémentaires fortes intéressantes pour la famille : argent de poche (les parents peuvent offrir des points Microsoft à leurs bambins),  rapport d’activités (idéal pour surveiller l’utilisation de la console par les enfants)…

Justement à ce propos, je tenais à vous offrir un petit visuel de mes activités vidéo-ludiques du 12 au 15 novembre.

J’attire particulièrement votre attention sur le 14 novembre. Faisons un petit décompte :

  • Mass Effect 2 : 23h59
  • Mass Effect : 2h44
  • Kung Fu Panda : 0h37
  • Dragon Age – Origins : 0h02

Soit 25h22 !!! Eh oui, chez Microsoft, ils sont parvenus à prolonger la durée d’une journée. On nous avait pourtant prévenu qu’il y aurait un avant et un après Kinect.

Trêve de plaisanterie, vous l’aurez compris : il s’agit d’un vilain bogue. Une anomalie qui s’est répétée de jours en jours, puisque je n’ai pas joué un instant à Mass Effect 2 durant la période du 12 au 15 novembre.

P.S. : Il semblerait que Microsoft se penche actuellement sur le problème, car je ne parviens plus à accéder aux rapports.

Edit du 13 janvier 2011 : Microsoft a à priori réussi à corriger le paradoxe temporel en question. Mise à part mon rapport de Novembre qui est encore erroné, les suivants semblent correctes.

07. Windows Is Not Essential ?

28 juillet 2009

Me revoilà pour la suite de l’aventure… Comme précisé dans mon précédent article, Ach’P fonctionnait maintenant sous un environnement Ubuntu 8.10 entièrement francisé et mise à jour. De plus, j’étais parvenu à régler le souci de la non reconnaissance du Wifi. J’allais désormais m’attarder sur un point bien précis, à savoir faire de la couture assistée par le duo Ach’P et Ubuntu.

Pour ceux qui auraient loupé un épisode, Ach’P est l’ordinateur portable de ma chérie grâce auquel elle réalise entre autres de bien jolies broderies (pour les curieux, voici son blog). Pour se faire elle utilisait sous Windows XP un logiciel spécifique, Futura Software. Celui-ci transmettait les données nécessaires à la broderie vers la machine à coudre (Futura CE-200 Quantum) via le port USB. La recherche d’un logiciel équivalent sous Ubuntu n’ayant rien donné, je m’étais tourné vers deux solutions possibles : un passage par Wine ou par une machine virtuelle.

De prime abord, mon attention se porta sur la solution la moins gourmande en ressources, à savoir Wine. Wine est un programme à part entière qui permet l’exécution d’applications prévues pour Windows (16 ou 32 bits actuellement) sous un environnement Linux (donc sur Ubuntu). Wine est développé par une communauté sans rapport avec Microsoft. Wine est notamment utilisé par les Linuxiens adeptes des jeux vidéos via « Play On Linux » (la majorité des jeux vidéos étant développé sous Windows).

L’installation de Wine se réalisa aisément en utilisant l’interface « Ajouter ou Supprimer un programme ». Une simple recherche, quelques clics de souris et le tour était joué. Néanmoins avant d’entamer l’installation de Futura Software, ma curiosité me conduisit vers le panneau de configuration de Wine. Et là… L’ensemble des menus était complètement illisible.

Surpris mais pas vaincu, j’entrepris alors une petite recherche sur le web pour tenter d’élucider le mystère de ce charabia. Celle-ci m’amena vers un défaut de polices d’écriture, à savoir les fameuses polices d’écriture de Microsoft. La parfaite exécution de Wine nécessitant ces polices propriétaires, j’entrepris donc avec une certaine réticence l’installation du paquet ttf-mscorefonts. Clic, clic, clic… Voilà c’est installé.

Et… ce fut le drame. Le résultat était strictement le même. Je repartais au point de départ à la recherche d’une solution. Mon attention se porta alors vers une autre possibilité, mon souci semblait pouvoir se régler très rapidement grâce à un simple réglage au niveau de l’affichage du lissage des polices (Système >> Préférences de l’apparence >> Polices >> Lissage souspixel (LCD)).

Note complémentaire : Ce réglage permet aussi de régler un problème similaire (menus illisibles) dans Open Office.

Wine était désormais opérationnel, il était temps de passer à l’installation de Futura Software. L’installation du logiciel sous Windows via Wine fut très simple. Une fois le cd inséré, une fenêtre me proposa de démarrer le programme automatiquement. Ayant validé la proposition, le programme d’installation s’exécuta et je n’eus plus qu’à suivre les instructions à l’écran. L’installation s’acheva alors sans aucun message d’erreur.

Il ne restait plus qu’à tester. Ayant branché par USB la machine à Ach’P, d’un double clic sur le raccourci le programme démarra… pour finalement m’afficher un message d’erreur. La machine ne serait pas connectée. Après réflexion, j’en ai déduis que le périphérique n’était pas reconnu par le système. Après un peu test sur un autre poste informatique encore sous Windows, il est alors apparu que lors de l’installation de Futura Software le logiciel installe aussi de façon automatique le pilote de la machine. Cette étape est néanmoins ignorée par Wine, les pilotes du système sont en effet gérés par le système lui-même et non par Wine. Pour que la machine soit reconnue, l’installation du pilote sous Linux est donc nécessaire. Problème, Singer ne met à disposition aucun pilote pour Linux. J’ai bien pensé à Ndiswrapper (logiciel permettant d’utiliser des pilotes Windows sous Linux), mais celui-ci est en réalité destiné aux pilotes de cartes réseau wifi.

A ce stade, il était avéré qu’Ach’P ne pouvait guère utiliser Wine pour faire de la couture. J’allais donc me porter vers une autre solution. Toutefois encore aujourd’hui, quelques interrogations me restent en tête. Est-il possible d’utiliser pleinement Wine sans installer les polices propriétaires de Microsoft (en les substituant par les polices Liberation de Redhat par exemple) ? Je ne suis pas un anti-Microsoft (ou un anti-logiciel propriétaire), mais j’aime user de solution libre lorsqu’elles sont à disposition.

Le CLUF sous la loupe

5 mai 2009

Acheter un logiciel, ça signifie quoi exactement ?

Lorsque l’on se procure un logiciel, on n’achète pas le logiciel. On n’achète en fait que le droit de l’installer sur un ordinateur et de pouvoir l’utiliser.

Le logiciel reste la propriété de l’éditeur. Seul l’éditeur dispose du code-source du logiciel, le fondement même du logiciel.

A cet effet les éditeurs ont mis en place le Contrat de Licence Utilisateur Final (aussi appelé licence de logiciel propriétaire), réglementant ce que l’on peut (et surtout ne peut pas) faire avec leur logiciel.

Mais qu’est-ce que tu me racontes là ?

« Je n’ai jamais rien signé moi ! »
« Oh que si, mais tu n’y as peut-être pas prêté attention. »

Il existe deux méthodes d’acceptation de ce contrat couramment utilisé par les éditeurs et souvent considérés comme de la vente forcée :

  1. Les « shrink-wrap licences » : Un encart sur l’emballage du logiciel précise que l’acceptation du contrat se fait lorsque l’on ôte le cellophane ou un sceau autocollant. On accepte alors le contrat dans la boite (que l’on n’a donc pas encore eu l’opportunité de lire).
  2. Les »click-through licences » : L’autre méthode consiste à afficher au moment de l’installation le CLUF avec l’obligation d’accepter le contrat afin de continuer l’installation.

Ainsi dans les deux cas, on ne peut lire le contrat qu’une fois le logiciel acheté. On voit là un problème évident. Admettons que suite à l’achat d’un logiciel et à la lecture du contrat lié à celui-ci, on décide de ne pas accepter le contrat. Quel est la procédure à suivre ? Par exemple, le cas s’est posé pour l’OS Windows de Microsoft. Si quelques revendeurs ont procédé à des remboursements de leur propre chef, la société Microsoft n’a jamais accepté de reprendre un produit dont l’acheteur aurait refusé le contrat de licence.

Qu’y a-t-il dans le CLUF ?

Le contrat vise avant tout à protéger la propriété intellectuelle du détenteur. Cela correspond la plupart du temps, à interdire la rétro-ingénierie (technique permettant de retrouver le code-source à partir du logiciel), à interdire la copie, à limiter l’utilisation du logiciel à un nombre de machine.

« Rien de bien méchant alors… »

D’autres clauses peuvent être ajoutées au contrat comme par exemple une clause spécifiant que l’on donne le droit au propriétaire du logiciel d’enregistrer des informations (sans que l’on puisse vérifier le contenu des données transmises).

On doit donc rester vigilant à chaque installation de nouveaux logiciels (certains logiciels malveillants téléchargeables sur internet affichaient très clairement dans leurs CLUF que leurs installations engendraient l’apparition de fenêtres publicitaires intempestives).

Ouais, c’est bien beau tout ça mais j’ai mieux à faire que de lire le CLUF à chaque installation !

J’en suis venu à la même réflexion. Ainsi, je me suis peu à peu éloigner des logiciels propriétaires au profit des logiciels libres.

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A voir aussi :
Le CLUF de Microsoft appliqué aux livres

02. Couture Assistée par Ordinateur

28 avril 2009

Peut-on coudre sur Ubuntu ? Voila la question à laquelle je devais répondre avant même de pouvoir proposer à mon amour de migrer vers Linux. Car Ach’P devait obligatoirement savoir coudre.

En effet, sous Windows XP, Ach’P brodaient avec la machine à coudre de ma chérie (QUANTUM Futura de Singer) par l’intermédiaire du logiciel Futura Software. En plus de cela, afin de visualiser les fichiers de broderie directement dans l’explorateur Windows sans avoir à les ouvrir, ma chérie utilisaient Embird (module Iconizer).

Nota : Suite à l’installation de l’antivirus AVG Free 8.5, l’analyse virale a détecté la présence du virus Win32/Heur dans le fichier Futura.exe (Futura Software). L’installation étant faite via le cd officiel de Singer, j’en ai déduit que c’était un faux positif (sans en avoir encore la certitude à ce jour). Je l’ai donc ajouté aux exceptions pour que l’antivirus n’efface pas le fichier.

J’entrepris donc de chercher une alternative à ces deux logiciels « made for Windows ». Une recherche poussée sur la toile ne m’offrit néanmoins guère de résultat. Ni Singer, ni Balarad (Editeur d’Embird) ne mettaient à disposition une version Linux de leurs logiciels (l’inverse m’aurait surpris). Et coté équivalence, aucun logiciel n’existait (chose peu surprenante puisqu’un logiciel de CAO doit connaitre le fonctionnement de la machine en question et je ne pense pas que Singer mette à disposition les données nécessaires à l’élaboration d’un tel programme).

N’ayant toutefois pas envie d’abandonner si vite, je mis alors à contribution la communauté Ubuntu-FR par l’intermédiaire d’un post sur leur forum afin d’exposant mon problème. En moins de deux heures, j’avais deux solutions envisageables.

La première était l’utilisation de Wine. Wine (acronyme de Wine Is Not a Emulator) est une implémentation de programmation Win32… Il interprète les programmes écrits pour Windows 32bits (Windows XP familiale…) et les exécute sous Linux. En clair pour simplifier, ça fait marchait des programmes Windows sans avoir à installer Windows.

La seconde solution était de virtualiser une partition Windows XP sur Ubuntu par l’intermédiaire de logiciel spécifique (Virtualbox dans ce cas précis). Le logiciel de virtualisation crée un ordinateur virtuel simulé complet.

Fort de ces deux solutions, je pouvais alors proposer à ma chérie d’abandonner le monde gris de Microsoft pour le monde coloré d’Ubuntu…