Posts Tagged ‘Futura CE-200 Quantum’

08. Une fenêtre virtualisée sur le monde

15 novembre 2010

La Couture Assistée par Ordinateur via à un logiciel écrit pour Windows, possible sur Ubuntu ? Après une veine tentative avec Wine, qui ne pouvait guère fonctionner puisque l’USB n’est pas encore opérationnel (merci à mes lecteurs de m’avoir signalé ce point lors de mon article précédent), j’allais maintenant me tourner vers la mise en place d’une machine virtuelle. Il existe une vaste gamme de  ces logiciels dits de virtualisation.

Une machine virtuelle… Virtualisation, c’est quoi ce charabia ?

Le principe est en fait très simple. Celui-ci consiste à faire fonctionner plusieurs systèmes d’exploitation sur un même ordinateur sans formater et partitionner le disque dur (donc pas de lourdes manipulations, pas de risques de pertes de données, etc.). Il existe plusieurs méthodes de virtualisation, pour Ach’P mon choix s’est porté sur la mise en place de machines virtuelles via un logiciel spécifique à savoir Virtualbox d‘Oracle (anciennement Sun Microsystems).

Après quelques recherches et comparaisons entre les différents logiciels disponibles dans le domaine, Virtualbox me semblait être la solution la plus adaptée à mon cas, regroupant facilité d’utilisation et performance. Sur Ubuntu, Virtualbox est proposé sous deux versions, une version libre (appelée OSE sous licence GPL) et une version propriétaire (appelée PUEL sous licence propriétaire). Pour faire simple, la version OSE offre moins de fonctionnalités que la version PUEL, notamment concernant la gestion de l’USB.

Dans mon cas précis une bonne gestion de l’USB étant obligatoire, je me suis donc tourné vers la version PUEL.

Et aprés ?

Voilà, j’ai installé Virtualbox… mais j’en fais quoi maintenant ? On démarre le programme. Un clic sur « nouvelle » et il n’y a plus qu’à suivre l’assistant qui s’avère simple et intuitif.

Nom : Windows XP
Système d’exploitation : Microsoft Windows
Version : Windows XP

A noter que le système d’exploitation et la version sont normalement préselectionnés rien qu’en écrivant le nom. Pratique, non ?

Mémoire vive allouée (RAM) : 192 Mo

Il ne reste plus qu’à créer un « nouveau disque dur », en réalité il s’agit de réserver de l’espace sur le disque dur physique qui servira au nouveau système d’exploitation en l’occurence Windows XP. Il existe pour cela deux options, soit la création d’une image à taille variable ou d’une image à taille fixe. J’ai donc choisi une image à taille variable, ainsi ce Windows™ virtualisé n’occupera sur mon disque dur que la place qui lui est nécessaire et rien de plus.

Il n’y a plus qu’à cliquer sur démarrer. Au premier démarrage de la machine virtuelle, un assistant demande la localisation du cd d’installation du système d’exploitation (Windows XP). Il suffit alors simplement de lui indiquer le chemin du lecteur cd (ou du fichier image) et l’installation peut débuter.

Un petit complément bien utile

A l’usage, on s’apercoit assez vite des limites de la virtualisation (capture de la souris nécessitant une combinaison de touches, redimensionnement de la fenêtre non géré par Windows). Mais les développeurs de Virtualbox, conscient de la nécessité de rendre leur logiciel intuitif, ont trouvé la parade à ses petits problèmes : le programme Virtualbox Guest Additions (Virtualbox Additions Invité en français).

Pour l’installer rien de plus facile, il suffit de démarrer le Windows virtualisé. Une fois Windows démarré, il suffit alors d’utiliser la combinaison suivante : touche Ctrl + D. Le programme démarre automatiquement (sauf si le démarrage automatique sur le CD est désactivé). Il suffit de suivre l’installation pas à pas. Celle-ci s’achève avec un redémarrage de Windows. Résultat de l’opération, la capture de la souris se fait de manière transparente basculant d’elle-même de l’environnement Linux à l’environnement Windows. De plus si l’on redimensionne la fenêtre sous Linux, le bureau Windows s’adapte aux nouvelles dimensions.

Nous allons maintenant pouvoir installer Futura Software sur ce Windows virtualisé…

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07. Windows Is Not Essential ?

28 juillet 2009

Me revoilà pour la suite de l’aventure… Comme précisé dans mon précédent article, Ach’P fonctionnait maintenant sous un environnement Ubuntu 8.10 entièrement francisé et mise à jour. De plus, j’étais parvenu à régler le souci de la non reconnaissance du Wifi. J’allais désormais m’attarder sur un point bien précis, à savoir faire de la couture assistée par le duo Ach’P et Ubuntu.

Pour ceux qui auraient loupé un épisode, Ach’P est l’ordinateur portable de ma chérie grâce auquel elle réalise entre autres de bien jolies broderies (pour les curieux, voici son blog). Pour se faire elle utilisait sous Windows XP un logiciel spécifique, Futura Software. Celui-ci transmettait les données nécessaires à la broderie vers la machine à coudre (Futura CE-200 Quantum) via le port USB. La recherche d’un logiciel équivalent sous Ubuntu n’ayant rien donné, je m’étais tourné vers deux solutions possibles : un passage par Wine ou par une machine virtuelle.

De prime abord, mon attention se porta sur la solution la moins gourmande en ressources, à savoir Wine. Wine est un programme à part entière qui permet l’exécution d’applications prévues pour Windows (16 ou 32 bits actuellement) sous un environnement Linux (donc sur Ubuntu). Wine est développé par une communauté sans rapport avec Microsoft. Wine est notamment utilisé par les Linuxiens adeptes des jeux vidéos via « Play On Linux » (la majorité des jeux vidéos étant développé sous Windows).

L’installation de Wine se réalisa aisément en utilisant l’interface « Ajouter ou Supprimer un programme ». Une simple recherche, quelques clics de souris et le tour était joué. Néanmoins avant d’entamer l’installation de Futura Software, ma curiosité me conduisit vers le panneau de configuration de Wine. Et là… L’ensemble des menus était complètement illisible.

Surpris mais pas vaincu, j’entrepris alors une petite recherche sur le web pour tenter d’élucider le mystère de ce charabia. Celle-ci m’amena vers un défaut de polices d’écriture, à savoir les fameuses polices d’écriture de Microsoft. La parfaite exécution de Wine nécessitant ces polices propriétaires, j’entrepris donc avec une certaine réticence l’installation du paquet ttf-mscorefonts. Clic, clic, clic… Voilà c’est installé.

Et… ce fut le drame. Le résultat était strictement le même. Je repartais au point de départ à la recherche d’une solution. Mon attention se porta alors vers une autre possibilité, mon souci semblait pouvoir se régler très rapidement grâce à un simple réglage au niveau de l’affichage du lissage des polices (Système >> Préférences de l’apparence >> Polices >> Lissage souspixel (LCD)).

Note complémentaire : Ce réglage permet aussi de régler un problème similaire (menus illisibles) dans Open Office.

Wine était désormais opérationnel, il était temps de passer à l’installation de Futura Software. L’installation du logiciel sous Windows via Wine fut très simple. Une fois le cd inséré, une fenêtre me proposa de démarrer le programme automatiquement. Ayant validé la proposition, le programme d’installation s’exécuta et je n’eus plus qu’à suivre les instructions à l’écran. L’installation s’acheva alors sans aucun message d’erreur.

Il ne restait plus qu’à tester. Ayant branché par USB la machine à Ach’P, d’un double clic sur le raccourci le programme démarra… pour finalement m’afficher un message d’erreur. La machine ne serait pas connectée. Après réflexion, j’en ai déduis que le périphérique n’était pas reconnu par le système. Après un peu test sur un autre poste informatique encore sous Windows, il est alors apparu que lors de l’installation de Futura Software le logiciel installe aussi de façon automatique le pilote de la machine. Cette étape est néanmoins ignorée par Wine, les pilotes du système sont en effet gérés par le système lui-même et non par Wine. Pour que la machine soit reconnue, l’installation du pilote sous Linux est donc nécessaire. Problème, Singer ne met à disposition aucun pilote pour Linux. J’ai bien pensé à Ndiswrapper (logiciel permettant d’utiliser des pilotes Windows sous Linux), mais celui-ci est en réalité destiné aux pilotes de cartes réseau wifi.

A ce stade, il était avéré qu’Ach’P ne pouvait guère utiliser Wine pour faire de la couture. J’allais donc me porter vers une autre solution. Toutefois encore aujourd’hui, quelques interrogations me restent en tête. Est-il possible d’utiliser pleinement Wine sans installer les polices propriétaires de Microsoft (en les substituant par les polices Liberation de Redhat par exemple) ? Je ne suis pas un anti-Microsoft (ou un anti-logiciel propriétaire), mais j’aime user de solution libre lorsqu’elles sont à disposition.