Archive for the ‘Journal d’un Lunixien’ Category

08. Une fenêtre virtualisée sur le monde

15 novembre 2010

La Couture Assistée par Ordinateur via à un logiciel écrit pour Windows, possible sur Ubuntu ? Après une veine tentative avec Wine, qui ne pouvait guère fonctionner puisque l’USB n’est pas encore opérationnel (merci à mes lecteurs de m’avoir signalé ce point lors de mon article précédent), j’allais maintenant me tourner vers la mise en place d’une machine virtuelle. Il existe une vaste gamme de  ces logiciels dits de virtualisation.

Une machine virtuelle… Virtualisation, c’est quoi ce charabia ?

Le principe est en fait très simple. Celui-ci consiste à faire fonctionner plusieurs systèmes d’exploitation sur un même ordinateur sans formater et partitionner le disque dur (donc pas de lourdes manipulations, pas de risques de pertes de données, etc.). Il existe plusieurs méthodes de virtualisation, pour Ach’P mon choix s’est porté sur la mise en place de machines virtuelles via un logiciel spécifique à savoir Virtualbox d‘Oracle (anciennement Sun Microsystems).

Après quelques recherches et comparaisons entre les différents logiciels disponibles dans le domaine, Virtualbox me semblait être la solution la plus adaptée à mon cas, regroupant facilité d’utilisation et performance. Sur Ubuntu, Virtualbox est proposé sous deux versions, une version libre (appelée OSE sous licence GPL) et une version propriétaire (appelée PUEL sous licence propriétaire). Pour faire simple, la version OSE offre moins de fonctionnalités que la version PUEL, notamment concernant la gestion de l’USB.

Dans mon cas précis une bonne gestion de l’USB étant obligatoire, je me suis donc tourné vers la version PUEL.

Et aprés ?

Voilà, j’ai installé Virtualbox… mais j’en fais quoi maintenant ? On démarre le programme. Un clic sur « nouvelle » et il n’y a plus qu’à suivre l’assistant qui s’avère simple et intuitif.

Nom : Windows XP
Système d’exploitation : Microsoft Windows
Version : Windows XP

A noter que le système d’exploitation et la version sont normalement préselectionnés rien qu’en écrivant le nom. Pratique, non ?

Mémoire vive allouée (RAM) : 192 Mo

Il ne reste plus qu’à créer un « nouveau disque dur », en réalité il s’agit de réserver de l’espace sur le disque dur physique qui servira au nouveau système d’exploitation en l’occurence Windows XP. Il existe pour cela deux options, soit la création d’une image à taille variable ou d’une image à taille fixe. J’ai donc choisi une image à taille variable, ainsi ce Windows™ virtualisé n’occupera sur mon disque dur que la place qui lui est nécessaire et rien de plus.

Il n’y a plus qu’à cliquer sur démarrer. Au premier démarrage de la machine virtuelle, un assistant demande la localisation du cd d’installation du système d’exploitation (Windows XP). Il suffit alors simplement de lui indiquer le chemin du lecteur cd (ou du fichier image) et l’installation peut débuter.

Un petit complément bien utile

A l’usage, on s’apercoit assez vite des limites de la virtualisation (capture de la souris nécessitant une combinaison de touches, redimensionnement de la fenêtre non géré par Windows). Mais les développeurs de Virtualbox, conscient de la nécessité de rendre leur logiciel intuitif, ont trouvé la parade à ses petits problèmes : le programme Virtualbox Guest Additions (Virtualbox Additions Invité en français).

Pour l’installer rien de plus facile, il suffit de démarrer le Windows virtualisé. Une fois Windows démarré, il suffit alors d’utiliser la combinaison suivante : touche Ctrl + D. Le programme démarre automatiquement (sauf si le démarrage automatique sur le CD est désactivé). Il suffit de suivre l’installation pas à pas. Celle-ci s’achève avec un redémarrage de Windows. Résultat de l’opération, la capture de la souris se fait de manière transparente basculant d’elle-même de l’environnement Linux à l’environnement Windows. De plus si l’on redimensionne la fenêtre sous Linux, le bureau Windows s’adapte aux nouvelles dimensions.

Nous allons maintenant pouvoir installer Futura Software sur ce Windows virtualisé…

07. Windows Is Not Essential ?

28 juillet 2009

Me revoilà pour la suite de l’aventure… Comme précisé dans mon précédent article, Ach’P fonctionnait maintenant sous un environnement Ubuntu 8.10 entièrement francisé et mise à jour. De plus, j’étais parvenu à régler le souci de la non reconnaissance du Wifi. J’allais désormais m’attarder sur un point bien précis, à savoir faire de la couture assistée par le duo Ach’P et Ubuntu.

Pour ceux qui auraient loupé un épisode, Ach’P est l’ordinateur portable de ma chérie grâce auquel elle réalise entre autres de bien jolies broderies (pour les curieux, voici son blog). Pour se faire elle utilisait sous Windows XP un logiciel spécifique, Futura Software. Celui-ci transmettait les données nécessaires à la broderie vers la machine à coudre (Futura CE-200 Quantum) via le port USB. La recherche d’un logiciel équivalent sous Ubuntu n’ayant rien donné, je m’étais tourné vers deux solutions possibles : un passage par Wine ou par une machine virtuelle.

De prime abord, mon attention se porta sur la solution la moins gourmande en ressources, à savoir Wine. Wine est un programme à part entière qui permet l’exécution d’applications prévues pour Windows (16 ou 32 bits actuellement) sous un environnement Linux (donc sur Ubuntu). Wine est développé par une communauté sans rapport avec Microsoft. Wine est notamment utilisé par les Linuxiens adeptes des jeux vidéos via « Play On Linux » (la majorité des jeux vidéos étant développé sous Windows).

L’installation de Wine se réalisa aisément en utilisant l’interface « Ajouter ou Supprimer un programme ». Une simple recherche, quelques clics de souris et le tour était joué. Néanmoins avant d’entamer l’installation de Futura Software, ma curiosité me conduisit vers le panneau de configuration de Wine. Et là… L’ensemble des menus était complètement illisible.

Surpris mais pas vaincu, j’entrepris alors une petite recherche sur le web pour tenter d’élucider le mystère de ce charabia. Celle-ci m’amena vers un défaut de polices d’écriture, à savoir les fameuses polices d’écriture de Microsoft. La parfaite exécution de Wine nécessitant ces polices propriétaires, j’entrepris donc avec une certaine réticence l’installation du paquet ttf-mscorefonts. Clic, clic, clic… Voilà c’est installé.

Et… ce fut le drame. Le résultat était strictement le même. Je repartais au point de départ à la recherche d’une solution. Mon attention se porta alors vers une autre possibilité, mon souci semblait pouvoir se régler très rapidement grâce à un simple réglage au niveau de l’affichage du lissage des polices (Système >> Préférences de l’apparence >> Polices >> Lissage souspixel (LCD)).

Note complémentaire : Ce réglage permet aussi de régler un problème similaire (menus illisibles) dans Open Office.

Wine était désormais opérationnel, il était temps de passer à l’installation de Futura Software. L’installation du logiciel sous Windows via Wine fut très simple. Une fois le cd inséré, une fenêtre me proposa de démarrer le programme automatiquement. Ayant validé la proposition, le programme d’installation s’exécuta et je n’eus plus qu’à suivre les instructions à l’écran. L’installation s’acheva alors sans aucun message d’erreur.

Il ne restait plus qu’à tester. Ayant branché par USB la machine à Ach’P, d’un double clic sur le raccourci le programme démarra… pour finalement m’afficher un message d’erreur. La machine ne serait pas connectée. Après réflexion, j’en ai déduis que le périphérique n’était pas reconnu par le système. Après un peu test sur un autre poste informatique encore sous Windows, il est alors apparu que lors de l’installation de Futura Software le logiciel installe aussi de façon automatique le pilote de la machine. Cette étape est néanmoins ignorée par Wine, les pilotes du système sont en effet gérés par le système lui-même et non par Wine. Pour que la machine soit reconnue, l’installation du pilote sous Linux est donc nécessaire. Problème, Singer ne met à disposition aucun pilote pour Linux. J’ai bien pensé à Ndiswrapper (logiciel permettant d’utiliser des pilotes Windows sous Linux), mais celui-ci est en réalité destiné aux pilotes de cartes réseau wifi.

A ce stade, il était avéré qu’Ach’P ne pouvait guère utiliser Wine pour faire de la couture. J’allais donc me porter vers une autre solution. Toutefois encore aujourd’hui, quelques interrogations me restent en tête. Est-il possible d’utiliser pleinement Wine sans installer les polices propriétaires de Microsoft (en les substituant par les polices Liberation de Redhat par exemple) ? Je ne suis pas un anti-Microsoft (ou un anti-logiciel propriétaire), mais j’aime user de solution libre lorsqu’elles sont à disposition.

06. Wifi or not Wifi…

17 juin 2009

Ach’P disposait maintenant d’un tout nouveau système (Ubuntu 8.10) en français (presque intégralement) et une palette logicielle de base importante. Mais il était aussi très seul, ne disposant plus d’accès à Internet. En effet, l’antenne Wifi n’était pas reconnue par le système (aucun pilote n’étant installé par défaut pour celle-ci), du coup pas de liaison avec le routeur LiveBOX.

Il me fallait remédier à cela. Je ne pouvais pas laisser ainsi Ach’P, la solitude risquait de le rendre morose (et surtout mon amour avait besoin d’un accès à Internet pour tenir à jour son blog).

Paradoxalement pour pouvoir rétablir la connexion Wifi d’Ach’P, il me fallait avoir un accès Internet. La solution pour y parvenir est en fait des plus simples et ne nécessite qu’un simple câble Ethernet (RJ45). Une fois celui-ci connecté entre Ach’P et la LiveBOX, la liaison était établie. Tout heureux, Ach’P m’invita à télécharger les 200 mises à jour logicielles et système à disposition.

Note technique : Un transfert filaire (Ethernet : 100 Mbit/s) est environ 2 à 4 fois plus rapide qu’un transfert sans fil (Wifi : 54 Mbit/s théoriques, 25 Mbit/s réels).

Les mises à jour effectuées (téléchargement et installation), Ach’P me signala que mon système n’était pas entièrement francisé et qu’il allait y remédier (en téléchargeant les traductions). Ceci fait, Ach’P avait un système à jour et en français mais toujours pas de connexion Wifi active.

Néanmoins avant de rétablir l’antenne Wifi d’Ach’P, j’eusse une idée pour avoir un peu plus d’espace (l’espace environnant la LiveBOX n’étant pas agencé pour y adjoindre un ordinateur même portable). J’avais en ma possession une clé USB Wifi (BeWAN Wi-Fi USB54) que je n’utilisais guère mais qui était (pour l’avoir testé via le LiveCD) 100% compatible avec Ubuntu. En connectant simplement celle-ci, Ach’P me signala avoir détecté deux réseaux sans fil LiveBOX.

Disposant des identifiants et codes de la LiveBOX de ma chérie, j’avais toutes les informations nécessaire pour me connecter. Après un clic sur la LiveBOX concernée, une fenêtre s’afficha m’invitant à saisir la clef de cryptage du réseau.

Kézako, c’est quoi ça ?

Dans un réseau sans fil, les données transitent par voie aérienne. Le cryptage de ces données est donc essentiel pour garantir que seule la personne destinataire puisse lire les données. Ne pas utiliser de cryptage dans un réseau Wifi, c’est comme poster un courrier confidentiel sans fermer l’enveloppe. Même si normalement ça ne se fait pas, rien ne vous garantie que le facteur ne lise pas votre courrier.

L’autre fonction essentielle du cryptage est aussi de s’assurer que seul les personnes autorisées puissent utiliser de la ligne Internet. Afin de se connecter au routeur (dans mon cas la LiveBOX), la clé de cryptage est nécessaire. Par ailleurs depuis l’entrée en vigueur de la loi HADOPI, il est devenu obligatoire de protéger sa ligne afin de ne pas être sanctionner (voir mon article sur le sujet).

Et ensuite…

Parcourant la documentation Orange, je finis par retrouver la clé de cryptage WPA. J’entrai donc celle-ci après avoir sélectionner le mode de cryptage (WPA) et activer le mode associatif de la LiveBOX. Néanmoins Ach’P ne parvenait pas à se connecter. Je tenta alors en choisissant un autre mode de cryptage. J’avais, ultérieurement chez mon meilleur ami, découvert que sur certains modèles de LiveBOX le cryptage n’étais pas en WPA (comme écrit dans les notices) mais en WPE 128bits.

Note technique : Un cryptage WPA est préférable à un cryptage WPE (64 ou 128). Il ne faut que quelques minutes à un pirate pour casser une protection WEP et obtenir la clé. Le cryptage WPA est de son coté bien plus fiable à partir du moment où la clé est complexe (non disponible dans un dictionnaire et résistante au brute-forçage). WPA ou WPE… Choisissez WPA !

Ach’P était maintenant connecté à la LiveBOX par l’intermédiaire de ma clé usb Wifi BeWAN et un cryptage WPE 128bits. Et pour ma part, j’étais installé bien plus confortablement qu’à coté de la LiveBOX. Je pouvais donc m’atteler à la résolution de ce problème d’antenne intégrée.

J’avais alors à l’esprit que cela allait me prendre quelques heures et que j’allais faire fumer la ligne de commande. Que nenni, Ubuntu avait déjà tout prévu. Le système avait pleinement identifié l’antenne Wifi. Cependant comme le seul pilote pour l’utiliser n’était pas libre mais propriétaire (voir mon article sur le sujet), celui-ci ne fut pas installé. Toutefois sous Ubuntu, un gestionnaire regroupe tous les pilotes propriétaires disponible pour Ach’P et installable en un simple clic. En quelques minutes, j’avais installé le driver pour le Wifi (Broadcom …) ainsi que le pilote de la carte graphique (Nvidia …) d’Ach’P.

Après un redémarrage nécessaire (pour achever l’installation du pilote de la carte graphique) et la déconnexion de la clé usb Wifi, Ach’P disposait d’un environnement utilisant pleinement sa carte graphique et surtout d’un antenne active. Il ne me restait plus qu’à me reconnecter à la LiveBOX en entrant la clé de cryptage (et en passant la LiveBOX en mode associatif). Voilà, Ach’P pouvait désormais parcourir la toile en toute simplicité.

Mais ce n’était là qu’une péripétie de notre aventure. La route est encore longue et pleine de découvertes…

05. Ach’P aime (presque) Ubuntu

12 mai 2009

Après avoir déshabillé Ach’P, il me restait plus qu’à l’habiller de sa nouvelle tenue de soirée : Ubuntu. Mais avant cela, voilà un résumé des spécifications techniques d’Ach’P :

  • Constructeur : Hewlett-Packard
  • Modèle : HP Pavilion
  • Série : zv5463EA
  • Processeur : Athlon AMD 64 XP-M 3000+ à 1,6 GHz
  • Quantité de mémoire vive / Emplacement libre : 512 Mo DDR SDRAM / Non
  • Processeur graphique : nVidia GeForce 4 440 Go 64Mo
  • Disque dur : 80 Go
  • Lecteur DVD+RW
  • Écran : TFT 15.4″
  • Résolution d’écran : 1280×800
  • Wifi : 802.11 b/g

Passons à l’installation d’Ubuntu 8.10 AMD64. La procédure est la même que lors du test en live (voir article précédent) à l’exception de l’option à valider (installer Ubuntu). Lors de l’installation, les étapes sont les suivantes :

  • Confirmation de la langue (Français)
  • Emplacement géographique (Paris, France)
  • Disposition du clavier (France / France – Alternative)
  • Préparation de l’espace disque

J’utilisai alors la gestion manuelle afin de définir précisemment l’attribution des partitions. Je pouvais ainsi attribuer des points de montage précis aux différentes partitions (Point de montage / >> Partition SYSTEM – Point de montage /home >> Partition HOME – Point de montage Swap >> Partition SWAP).

  • Gestionnaire d’importation (Etape inutile dans mon cas présent)
  • Identité de l’utilisateur (nom, nom d’utilisateur et mot de passe)
  • Résumé globale (indique toutes les modifications notament vis à vis de l’attribution des partitions et de leur formatage éventuel)

L’installation se poursuit alors automatiquement. Vingt minutes plus tard, Ach’P redémerra de lui-même. Ubuntu était installé et je n’avais plus qu’à ouvrir une session.

Une fois sur le bureau, mon premier réflexe fut de vouloir mettre à jour le système. Mais sans succès, logique puisse qu’Ach’P n’était pas connecté à Internet. La liaison avec le routeur LiveBOX était inexistante. Et pour cause, Ach’P ne savait pas utiliser son antenne wifi (aucun pilote n’était installé par défaut pour celle-ci)…

zv5463EA

04. Mise à nu d’Ach’P

5 mai 2009

Attention : Certaines manipulations présentées sur cet article nécessitent certaines connaissances informatiques. Une erreur de manipulation lors de celles-ci peut altérer les performances de votre ordinateur, endommager le système et/ou effacer des données personnelles. Je ne saurai être tenu pour responsable de quelques manières que ce soit des pertes ou dommages. Vous êtes le seul maître à bord et en cas de doute sur la procédure à suivre n’hésitez pas à me poser vos questions. Je ferai tout mon possible pour y répondre.

Avant de formater Ach’P, il me fallait :

  • Récupérer les données présentes sur le disque, à savoir les documents de ma chérie ainsi que ses favoris internet.
  • Télécharger (ce téléchargement est 100% légal) l’iso d’Ubuntu dans sa dernière version puis le graver.

Le transfert sur mon disque dur externe réalisé et la gravure réussie de la version AMD64 8.10 d’Ubuntu, on pouvait alors passer aux choses sérieuses.

A ce stade, une question restait toutefois en suspens. Ach’P allait-il supporté le changement de système vers Ubuntu ? Pour remédier à cela, Ubuntu dispose d’un plus indéniable (par rapport à Windows) puisque le cd d’installation (version Desktop) permet de tester le nouveau système sans qu’aucune modification ne soit apportée sur l’ordinateur (LiveCD). Ayant mis le cd d’Ubuntu dans le lecteur, je demandais à Ach’P de redémarrer. Le démarrage automatique sur le cd se fit sans problème (donc pas besoin de faire de modification dans le BIOS). Après avoir choisi la langue du système, je validais l’option « Essayer Ubuntu sans rien changer sur votre ordinateur ». Quelques minutes, le bureau apparut. Un tour d’horizon rapide me confirma la viabilité du système sur Ach’P. Je pouvais donc passer à l’étape suivante, le partitionnement (et donc formatage) du disque dur.

Ach’P dispose d’un disque dur de 80Go. De ce fait, je décidais donc de partitionner celui-ci en quatre. L’avantage de cette méthode résiste dans la possibilité ainsi de séparer les données « Système », des données « Personnelles ». Ainsi en cas de nouvelle installation du système, il n’y a nul besoin de sauvegarder les données « Personnelles » puisqu’elles sont sur une partition indépendante (il faut juste veiller à ne surtout pas formater cette partition par la suite).

Astuce : Afin de faciliter cette étape, j’utilise des CD bootables intégrant de nombreux outils d’administration et de maintenance, avec une préférence pour Ultimate Boot CD (gratuit) ou encore GParted Live (Utilitaire de partitionnement).

Ne disposant pas de points de comparaison (puisque j’installais Ubuntu pour la première fois), je fis le choix de partitionner le disque dur ainsi :

  • 1 partition System de 35Go au format Ext3 pour y installer le système d’exploitation et les applications.
  • 1 partition Home de 35Go au format Ext3 pour les fichiers personnels.
  • 1 partition Ghost de 8Go au format Fat32 Hidden (partition cachée) pour générer des images des partitions.
  • 1 partition Swap de 2Go pour aider Linux au cours des opérations d’échanges (pour simplifier c’est un complément à la mémoire RAM).

Note : Avec le recul, une partition System de 15Go aurait amplement suffi pour installer Ubuntu et les applications.

A ce stade le disque dur, scindé en 4 disques virtuels, était vierge et parer pour l’installation d’Ubuntu…

03. Ubun’quoi ?

29 avril 2009

Donc, je proposais à mon ange de passer dans ce nouveau monde (de Windows XP à Ubuntu 8.10). Sa réponse fut claire :

Ubun’quoi ???

En matière d’OS, elle ignorait simplement l’existence même d’un choix possible. Dans son esprit comme dans l’esprit de la majorité des gens (j’étais dans le même cas avant 2006), les PC tournent sous Windows et les Macintosh tournent sous MacOS. Comme Ach’P est un PC, son système était forcément Windows. Un sentiment renforcé puisque lors de l’achat Windows XP était intégré et que nul autre choix lui avait été proposé. Commercialement parlant, on appelle cela de la vente liée (petit rappel juridique : En France, la vente liée est interdite par l’article L122-1 du Code de la consommation).

Mais pourquoi remplacer le système ? Une nouvelle installation de celui-ci ne permettrait-elle pas tout simplement à Ach’P d’aller mieux?

Hormis le fait qu’il soit propriétaire (Je vous expliquerai l’importance de la chose prochainement), le système de Microsoft oblige, de part sa conception, dans son utilisation quotidienne un entretien régulier (installation et gestion d’un antivirus et d’un pare-feu, mise à jour du système, défragmentation du disque dur). Sans quoi, Windows s’essouffle et se fatigue (même avec cela, rien n’est garantie, Windows est un enfant capricieux qui fait parfois des siennes sans raison).

De son coté, un système Linux comme Ubuntu offre une stabilité bien meilleure avec notamment: la distinction entre utilisateur et administrateur, l’absence relative de virus, des mises à jour régulières et semi-automatiques du système, une approche différente de la fragmentation, un contrôle régulier et automatisé de l’intégrité du disque dur… Et de plus Ubuntu est gratuit.

Mais pour Word, Excel, et … pourrais-je les utiliser sur Ubuntu ?

Ubuntu dispose de logiciels équivalents (voire meilleurs, selon les goûts de chacun). Ainsi la gamme Office de Microsoft est remplacée sur Ubuntu par la suite bureautique OpenOffice.org (souvent abrégé en OpenOffice ou OOo). Ma chérie pouvait donc récupérer sans peine ses fichiers word ou excel.

Du point de vue de l’interface, OpenOffice.org ressemblait beaucoup à Office, à quelques détails près (D’ailleurs à ce propos, l’interface de la version 2007 d’Office a été complètement remaniée. Par peur de voir trop d’utilisateurs d’Office migrer vers OpenOffice ? On peut se poser la question).

Toutfois, le passage vers Ubuntu ne peut se faire que si l’on accepte de changer ses habitudes. L’objectif d’Ubuntu n’est pas d’être un clône sur Linux de Windows (pour cela, il faut s’orienter vers ReactOS encore en développement). Ce n’est qu’un petit effort pour se libérer de la prison qu’érige Microsoft, Adobe et Cie à chaque utilisation .

Ayant su la rassurer sur les points essentiels et ma chérie me faisant entièrement confiance, je pouvais opérer Ach’P et lui offrir un monde plus libre.

02. Couture Assistée par Ordinateur

28 avril 2009

Peut-on coudre sur Ubuntu ? Voila la question à laquelle je devais répondre avant même de pouvoir proposer à mon amour de migrer vers Linux. Car Ach’P devait obligatoirement savoir coudre.

En effet, sous Windows XP, Ach’P brodaient avec la machine à coudre de ma chérie (QUANTUM Futura de Singer) par l’intermédiaire du logiciel Futura Software. En plus de cela, afin de visualiser les fichiers de broderie directement dans l’explorateur Windows sans avoir à les ouvrir, ma chérie utilisaient Embird (module Iconizer).

Nota : Suite à l’installation de l’antivirus AVG Free 8.5, l’analyse virale a détecté la présence du virus Win32/Heur dans le fichier Futura.exe (Futura Software). L’installation étant faite via le cd officiel de Singer, j’en ai déduit que c’était un faux positif (sans en avoir encore la certitude à ce jour). Je l’ai donc ajouté aux exceptions pour que l’antivirus n’efface pas le fichier.

J’entrepris donc de chercher une alternative à ces deux logiciels « made for Windows ». Une recherche poussée sur la toile ne m’offrit néanmoins guère de résultat. Ni Singer, ni Balarad (Editeur d’Embird) ne mettaient à disposition une version Linux de leurs logiciels (l’inverse m’aurait surpris). Et coté équivalence, aucun logiciel n’existait (chose peu surprenante puisqu’un logiciel de CAO doit connaitre le fonctionnement de la machine en question et je ne pense pas que Singer mette à disposition les données nécessaires à l’élaboration d’un tel programme).

N’ayant toutefois pas envie d’abandonner si vite, je mis alors à contribution la communauté Ubuntu-FR par l’intermédiaire d’un post sur leur forum afin d’exposant mon problème. En moins de deux heures, j’avais deux solutions envisageables.

La première était l’utilisation de Wine. Wine (acronyme de Wine Is Not a Emulator) est une implémentation de programmation Win32… Il interprète les programmes écrits pour Windows 32bits (Windows XP familiale…) et les exécute sous Linux. En clair pour simplifier, ça fait marchait des programmes Windows sans avoir à installer Windows.

La seconde solution était de virtualiser une partition Windows XP sur Ubuntu par l’intermédiaire de logiciel spécifique (Virtualbox dans ce cas précis). Le logiciel de virtualisation crée un ordinateur virtuel simulé complet.

Fort de ces deux solutions, je pouvais alors proposer à ma chérie d’abandonner le monde gris de Microsoft pour le monde coloré d’Ubuntu…

01. Ach’P est malade

27 avril 2009

L’histoire commence l’an dernier lors d’un week-end d’Automne. Les arbres perdaient leurs robes sous le froid grandissant. Un temps à tomber malade, ce que Ach’P, l’ordinateur portable de mon amour, ne manqua pas de faire. Assailli par les microbes (spywares, troyans…), le système (Windows XP familial) tentait tant bien que mal de survivre. Et mon ange inquiéte par la fatigue grandissante d’Ach’P me demanda mon aide. Je n’aurai guère pu la lui refuser.

Après une analyse poussée de l’état de santé d’Ach’P, mon pronostic était des plus réservés. Malgré des soins thérapeutiques (suppression des spywares, troyens… installation d’un anti-virus) et une mise à jour globale (installation du Service Pack 3…), la santé d’Ach’P était encore fragile. Et après une semaine d’utilisation, ma chérie m’informa qu’Ach’P donnait de nouveau des signes de faiblesses.

Selon moi, le seul traitement capable résoudre le problème de façon définitive était un formatage et une réinstallation complète du système après la réalisation d’une sauvegarde des documents de ma chérie évidemment.

Le choix d’appliquer ou non cette solution incombait à mon amour. Et lui laissant le temps de la réflexion, je réfléchissais de mon coté sur le déroulement de la procédure afin de ne rien omettre (j’ai moi-même perdu bêtement des données suite à un formatage, une leçon que j’ai retenu).

Toutefois à la question « As-tu le cd d’installation de ton OS (Operating System = Système d’Exploitation) ? », ma chérie me signala que non. Windows XP était préinstallé et elle ne disposait d’aucun cd pour le réinstaller.

A ce stade en cas de formatage, trois choix s’offraient alors à moi :

  1. Installer sur son poste Windows XP familial à partir d’un de mes cd personnels, tout en utilisant sa clef de license (en étant pas sûr de la légalité vis à vis du CLUF de cette méthode).
  2. Installer une version pirate de Windows (dites « unattended » – sans espions). Outre le fait que ceci est illégale, cette solution pose d’autres problèmes notamment vis à vis de la sécurité (risque de rootkit et autres bestioles cachées…).
  3. Installer une distribution Linux libre et gratuite… Ubuntu.

Durant à ma période de formation en informatique, j’avais testé brièvement la distribution Red Hat Linux (ancêtre de Fedora). Une initiation qui avait éveillé ma curiosité. Un nouveau monde à explorer s’offrait à moi. Sur les conseils de mon formateur, mon attention s’était porté alors sur une distribution prometteuse à la communauté des plus actives à savoir: Ubuntu. Malheureusement, ne disposant pas d’accès Internet à mon domicile, la découverte s’arrêta là. Mais intéressé, je surveillais de mon poste d’observation depuis l’évolution de cette distribution (versions 6.06 à 8.04).

Mais pour choisir parmi ces possibilités, il me fallait avant tout prendre en compte les besoins de ma chérie en matière d’informatique. Ainsi Ach’P devaient pouvoir :

  • Naviguer sur le net (pour mettre à jour le blog de ma chérie)
  • Consulter et envoyer des courriels (client de messagerie)
  • Ecrire des courriers (traitement de textes)
  • Faire les comptes (tableur)
  • Coudre (Conception Assistée par Ordinateur)

Chouette, voilà qui est des plus classiques… J’allais pouvoir lui proposer d’installer les pingouins et de dire adieu à la corporation Microsoft… Euh, une seconde… La Couture Assistée par Ordinateur ça marche avec Ubuntu ?